Notre Seigneur Jésus-Christ

Vendredi 5 février 2021

Le Verbe de Dieu

Mes paroles sont toujours belles parce qu’elles ne souffrent d’aucune erreur comme les évangiles de Mes quatre évangélistes qui en sont épargnés. Je n’ai jamais dit une seule parole oiseuse, ni une seule parole qui ne soit parfaite. Je n’ai jamais ouvert la bouche pour ne rien dire ou pour remettre en question des évidences. J’ai toujours parlé pour dire vrai, pour exprimer ce qui devait l’être, pour enseigner et pour aimer. Je n’ai jamais agi non plus de manière désœuvrée, tout ce que Je faisais était nécessaire, tout ce que Je disais avait un objectif : Dieu, Mon Père céleste, la correction d’agissements mauvais ou inutiles, la perfection dans les pensées, les paroles et les actes.

Je n’étais jamais ennuyeux ni répétitif inutilement, Je disais ce qu’il fallait dire et de la manière la plus adéquate. J’étais le Verbe et Ma Parole était sainte, divine. Elle était tellement incisive que Mes ennemis n’osaient l’affronter. Ils s’approchaient de Moi avec respect, même avec crainte et lorsqu’ils voulaient Me piéger, ils y réfléchissaient longuement. Je leur répondais avec calme et droiture et sans que Je ne sois jamais insolent, leur vilénie était laminée. Ils se concertaient pour Me démonter mais J’étais la Parole de Dieu et personne ne L’égale.

Je jugeais les cœurs et connaissais leurs pensées, leur impuissance face à Mes réparties les insupportait et ils ne cessaient de tramer des conspirations jusqu’au jour où, à leur grande jubilation, ils reçurent la visite de Mon apôtre Judas, qui me vendit à eux – et le regretta amèrement par la suite. Cette animosité leur était insufflée par l’orgueil, eux qui étaient les plus instruits, les plus autoritaires, les plus certains de leur autorité sur tout ce qui concernait la justice et l’exactitude de la religion et qui voyaient tout à coup un nouveau venu marcher sur leur territoire.

Cet homme, qui s’appelait Jésus, attirait les foules, parlait de bonté, de douceur, de justice et de récompense divine ; et il était beau, digne, agréable et plein de majesté. Cela, ils le voyaient bien mais d’où Lui venait-il cette autorité, cette certitude avec laquelle Il s’exprimait comme s’Il en était Lui-même tout imbibé ? C’était exaspérant de se voir ainsi dépassés soudainement, Il sortait de nulle part, de Nazareth où Il n’avait pas d’acquis, d’où on ne parlait pas spécialement de Lui !

Cet homme avait une sûreté, une assise qui étonnait et, en plus, Il se sentait partout chez Lui, avec une exquise délicatesse. Les pauvres étaient à l’aise avec Lui, les moins démunis également, Il plaisait à tous et Il semblait n’en tirer aucune satisfaction personnelle. Il ne semblait pas rechercher les honneurs car plus d’une fois la population cherchait à L’acclamer mais Il disparaissait. Il arpentait le pays, les régions et puis Il recommençait.  Il se trouvait ici, puis là, Jérusalem Le voyait aux fêtes et aux cérémonies et puis, Il allait ailleurs sans chercher à bénéficier du fruit de Ses récoltes. Il guérissait aussi, Il faisait beaucoup trop de bien et si on Le laissait faire, la terre de Judée deviendrait incontrôlable et les autres provinces aussi.

Ils décidèrent d’y mettre un frein et les quelques fois où ils crurent Le cerner, Il se volatilisait. Cet homme incontrôlable devait être éliminé, cela, c’était absolument indispensable.

Et voilà que Judas leur proposa de Le leur livrer et même pour peu d’argent. Trente sous ! Oui, ils se mirent d’accord et Judas le fit. Judas le regretta ensuite mais Il était sous leurs griffes et ils ne Le lâchèrent plus. Il fallait l’éliminer, il était même plus que temps de le faire.

C’est ainsi que le Plan du rachat de l’humanité, le Plan de Dieu, fut mis à exécution par ceux-là même qui en avaient le plus besoin. O Grandeur de Dieu, Bonté divine qui donne à tous, même à Ses plus violents ennemis, la grâce du Pardon, de la Miséricorde, de l’Eternité bienheureuse à condition qu’ils le veuillent, bien sûr.

La Rédemption fut l’œuvre de ceux qui en avaient le plus besoin et tous ceux qui la désirent et s’y soumettent, en bénéficient. Les pauvres, les démunis, les riches, les orgueilleux, les puissants, les dirigeants ou les plus abandonnés, tous, absolument tous peuvent y avoir part à condition de le vouloir, de Lui demander pardon pour leurs offenses, les plus petites offenses comme les plus grandes, toutes, absolument toutes.

Que la Bonté divine est inépuisable, que la Bonté divine est exquise, que la Bonté divine est démesurée !

Seigneur, merci, Seigneur, merci !