Le Ciel

Mercredi 18 août 2021

La filiation divine

Prier Dieu, c’est être comme à la messe : adorer, remercier, offrir la satisfaction ou réparer, et demander. La réparation pour vos péchés est nécessaire. Réparer les fautes commises, les rembourser et ainsi les effacer.

Le Saint Sacrifice de la Croix a fait tout cela. Sur la Croix, non seulement le Seigneur a pris sur Lui les péchés du monde, mais Il a aussi satisfait pour eux. La réparation offerte par Jésus-Christ fut complète et Dieu le Père en a été pleinement satisfait parce que Jésus-Christ, Dieu et homme, s’est offert parfaitement comme homme et Il a pu le faire aussi parfaitement parce qu’Il était Dieu.

Il l’a fait comme homme parce que l’homme avait péché et Il l’a fait comme Dieu parce que seul Dieu pouvait satisfaire infiniment, or Dieu avait été atteint infiniment.

Tout ce qui atteint Dieu l’est infiniment parce que la nature divine est infinie. Tout ce qui Le concerne prend la mesure de Son infinité. Ainsi même les péchés véniels, touchant Dieu, deviennent une atteinte infinie ; c’est pourquoi, le Seigneur Jésus-Christ s’est offert en sacrifice à Son auguste Père du Ciel pour tous les péchés, même les plus infimes.

La nature du péché, quel qu’il soit, est une atteinte à Dieu, une blessure, une dimension qui nous dépasse infiniment à cause de l’infinité de Dieu.

Ah ! Si nous pouvions mieux prendre conscience de la grandeur de Dieu et du fait que chaque péché L’atteint personnellement, même ceux que nous croyons bénins ou ceux que nous ne remarquons même pas. Ces péchés, tels des inattentions, des oublis, des carences, Le touchent parce qu’Il est immaculé et tout ce qui n’est pas parfait, Il le remarque ; par ces manquements, Il ne Se reconnaît pas en nous.

Dieu est tellement parfait qu’Il nous veut comme Lui, impeccables et immaculés comme Lui. C’est d’ailleurs ainsi que sont les saints dans le Ciel : ils sont impeccables et immaculés. Ils le sont devenus bien qu’ils soient nés sur la terre marqués du péché originel ; mais ils ont acquis la sainteté par la prière et le grand amour de Dieu et du prochain. Ensuite, ayant laissé à la terre leur corps mortel, ils ont revêtu leur corps immortel et ils sont à l’abri de toute faiblesse. Ce corps glorieux est le drapeau de leur sainteté, de leur filiation divine, il est leur apparence éternelle. Les saints se souviennent de leur vie terrestre et s’ils regrettent encore leurs fautes d’autrefois, ils savent que tous leurs sacrifices, toutes leurs pénitences, tous leurs efforts étaient le fruit de la grâce que Dieu leur avait donnée abondamment et ils Lui en sont éternellement reconnaissants.

Cette reconnaissance est l’état de tous les saints dans le Ciel, ils ont conscience que Dieu leur a tout donné, qu’ils n’ont été capables de rien par eux-mêmes et que leur salut était leur plus beau présent. « Dieu premier servi » était leur priorité sur la terre et cela leur a valu de nombreux ‘coups de pouce’ de la divine Providence. Ils ont aimé Dieu, Lui ont été dévoués et la récompense que Dieu leur a réservée est sans commune mesure avec leur petitesse. Au Ciel, ils sont les vrais enfants de Dieu; adoptifs, c’est vrai, mais Dieu ne fait pas de différence entre Ses enfants. Jésus-Christ est vraiment leur Frère et ils sont bienheureux de leur filiation divine.

Je parlerai maintenant de cette filiation divine au Ciel. Qu’est-elle en réalité ? Elle est heureuse, certes, elle est bénie de Dieu, certes, mais elle est aussi active et Dieu communique Sa connaissance à Ses fils et filles dans le Ciel. Dieu le Père est l’Action, la Toute Puissance et Il est Créateur. Dieu le Fils est le Verbe, la Sagesse, le Rédempteur. Par Lui, l’homme a été rehaussé à la dignité de fils de Dieu et cet état dépasse l’entendement de l’homme encore sur la terre. Dieu le Saint Esprit est le Vivificateur, la Sainteté, il distribue Ses sept dons et tout ce qui élève l’homme au-dessus de la nature.

Quand le Père pense, le Verbe parle et le Saint Esprit vivifie. Pour parler il faut avoir pensé, et pour vivifier, il faut avoir pensé et parlé. L’expression de la pensée la concrétise et c’est ainsi qu’agit Dieu : L’Un avec l’Autre et l’Un par l’Autre avec le Saint Esprit qui en est l’union et la réalisation.

Quand l’homme entre en Dieu, car l’entrée dans la Demeure de Dieu est aussi une entrée dans l’Unité divine, il est à l’image de son grand Frère : en Dieu, avec Dieu et pour Dieu. Cet état de divinité qui vous est promis dépasse de si haut votre misérable condition humaine, qu’il est grand temps que vous vous y prépariez.

N’entreront au Ciel que Mes enfants prêts à cet auguste état de fils de Dieu, en Dieu, avec Lui et pour Lui. Préparez-vous y en faisant pénitence et ne craignant pas les temps qui viennent. Ces temps vous exerceront à cette pénitence qui était l’apanage des saints, et vous-mêmes, exercez-vous à ne rien désirer sinon la volonté de Dieu qui s’exprime par votre quotidien. S’il devient rude, c’est bien, c’est la volonté de Dieu, c’est Sa divine Providence. S’il s’adoucit, c’est bien, s’il se durcit de nouveau, c’est bien.

Quoi qu’il arrive sera bien : merci mon Dieu ! Et en rendant service à mon prochain, je Vous sers, Dieu premier servi.

Loué soit Dieu, loué soit Jésus-Christ, louée soit la très sainte Vierge Marie, mère de Dieu et notre mère. Par elle, nous sommes déjà les frères et les sœurs de Jésus-Christ, par le baptême nous sommes déjà les enfants de Dieu. Soyons-en fiers et comportons-nous comme tels. Alléluia.